Newsletter n°10

L’extrême-droite progresse dangereusement dans ce pays, ce n’est pas un fait nouveau. Une partie de l’électorat français est séduit par le virage autoritaire et ultralibéral du Rassemblement National (RN), anciennement Front National (FN). La montée en puissance de la « droite alternative » pour se poser en rempart au prétendument « système » ne peut qu’inquiéter les défenseurs des libertés individuelles et syndicales. En effet, les « libertés économiques » sont mises en évidence comme l’alpha et l’oméga de l’ensemble de la construction idéologique de ce courant de pensée. Leurs adhérents sont les héritiers des thèses de Friedman et d’Hayek.

Les régimes hybrides se développent un partout sur le globe en raison d’une adhésion à un « libéralisme à la carte » et à la déraison des enjeux d’une guerre économique. En effet, le nationalisme se traduit dans les faits par une dérégulation accélérée de l’économie. Pour les partisans des thèses ultralibérales voir libertariennes, les libertés fondamentales comme le droit de manifester, la liberté de réunion, la liberté d’aller et venir, les libertés syndicales, etc., sont autant de menace pour l’équilibre absolu des marchés tel qu’il est mystifié dans la « main invisible » d’Adam Smith. En effet, des formules mathématiques démontrent dans l’aspect théorique du libéralisme. Toutefois, le prix a payé n’est pas négociable.

Le modèle de l’économie dominante n’est point une fatalité. Le keynésianisme, bien est une béquille du capitalisme. Pour ceux qui souhaitent une transition en douceur vers un autre modèle de production. La « vraie liberté » ne se situe pas simplement dans le fait d’être tolérant avec tout le monde, mais de se battre afin que cette dernière puisse gagner du terrain. Pour la classe dominante, les « libertés fondamentales » sont instaurées dès lors qu’elles ne troublent pas l’ordre économique ambiant. De plus, le mouvement ouvrier et salarié a toujours été à l’avant-garde de la défense des « droits fondamentaux », là où les bourgeois lâche quelques libertés par-ci, quelques libertés par là. Nous ne sommes pas dupes. Finalement, défendre les « libertés fondamentales », c’est aussi un combat de classe.

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